Déjà 4 ans de folie créative

La vie est une farce, elle te balance en pleine figure ses délires et elle t’offre le choix de pleurer ou d’en rire. Moi, j’ai décidé de prendre mon destin en main avec ma vision et mes engagements. A la poubelle les codes de bon raisonnement conventionnel et place aux chaos créatifs qui laisseront éclore les projets humanistes.

Un début hésitant

Il y a 4 années, je venais de perdre mon emploi: une fin de contrat qui ne s’est pas renouvelé. Jusque-là rien d’exceptionnel car j’avais déjà vécu cette même histoire. Un peu trop souvent à mon gout mais je me suis fait une raison et je me disais à chaque fois que l’avenir serais devant moi. Et qu’il me faudrait la trouver. Mais voilà. Après plusieurs années de travail en communication, je voulais vivre une expérience différente. Et puis un jour il y a eu ces retrouvailles …

La révélation

C’est lors du pot de départ de Pauline Robiliard illustratrice paysagiste ou j’ai revu aussi Amélie Cordier illustratrice graphiste qui m’ont confronté à une autre réalité de l’entrepreneuriat. J’ai vu en eux du plaisir dans leur parcours et dans leur création que je n’avais plus ressentit depuis le Lycée. Depuis je me suis interrogé sur les raisons qui ma conduit à louper cette rencontre avec ses émotions. Les mêmes raisons qui ont influé sur mon choix de formations dans les arts graphiques. Je me suis mis la poursuite de cette quête de joie au travail. Quelques jours après, j’ai tenté de retrouver un job avec l’objectif de trouver ce bel esprit dans les entreprises pour lesquels j’avais postulé. Mais après plus de 1 ans, entre courrier et entretient puis l’accumulation d’échec sans percevoir ce que je recherchais. J’ai fait le grand saut entrepreneurial. Malgré mon premier échec, j’avais envie de tenter de nouveau l’aventure mais autrement.

Je tâtonne pendant l’été 2015

Je n’avais plus de réseau, pas de piste pour trouver de nouveaux clients mais je me suis dit qu’il serait judicieux de trouver une espace de coworking pour rencontrer du monde. Favoriser ainsi de nouvelle rencontre professionnelle. C’est de cette manière que j’ai trouvé un petit local vers Croix-paquet dans Lyon 1er avec 4 coworkers, l’équipe était sympa et l’idée d’entrer dans cette famille me séduisait. J’imaginais de bons moments d’échange mais la réalité était malheureusement plus triste car chaque professionnel était bien occupé ou en déplacement. Donc l’esprit coworking n’a pas éclot de cette atelier. Puis j’ai posé mon préavis de départ 3 mois plus tard.

Je plonge de nouveau le 8 septembre 2015

C’est la date d’ouverture de ma nouvelle entreprise qui portera simplement mon nom SOPHEA SOK et celle fois-ci, j’étais seul aux commandes. J’ai murement réfléchi au différent statut et j’ai opté pour la formule auto-entrepreneur. J’avais pour objectif de proposer des services de communication digitale. J’ai essayé plusieurs modèles de bureaux partagés du plus petit au plus grand et j’ai choisi de poser mes valises à la cordée Charpennes (maintenant elle a déménagé à République). L’accès aux différents espaces de Lyon et en France, une consommation à l’heure, une flexibilité sur les horaires, une belle fine équipe, des coworkers cools et des conseils bienveillants ont fini par me séduire. Ce fut aussi grâce à ce bel environnement que j’ai pu trouver mon chemin et ainsi démarrer ma vie d’entrepreneur.

Une 1er année de démarrage difficile

J’ai ensuite endossé le rôle de commercial avec mon téléphone et mes mails. J’y consacrais une demi-journée par semaine. Mais le constat était terrible au bout de12 mois: aucun résultat. J’avais pourtant des contacts mais je n’ai pas réussi à gagner de nouveau contrat.

J’étais complètement dépité et pour me remonter le moral, je passais une soirée networking ou afterwork par semaine dans différents lieux dans le but de trouver du réconfort. J’ai même pris mes habitudes à la Cordée Perrache. Je considérais ces événements comme le bureau des pleurs: je n’avais pas vraiment d’objectif sur place mais en écoutant les parcours inspirants des autres freelances. Je me rendais compte que mon itinéraire était bien de loin moins dramatique que certains. Et par le plus grand des hasards, les rencontres avec certains créatifs m’ont permis de trouver de nouvelle mission grâce à leur recommandation. Suite à ce constat, j’ai arrêté de prospecter à l’ancienne et j’ai augmenté mes sorties nocturnes.

Septembre 2016, j’ai failli tout perdre

Pendant l’année 2016, j’ai signé plusieurs contrats qui me promettaient un début de carrière avec un revenu et ainsi couvrir mes charges professionnelles. Malheureusement la réalité n’était pas si joyeuse que je l’imaginais. Car tous mes clients ne respectaient pas tous cette même idée qu’il fallait payer leur facture dans les temps. Ils avaient peut-être de bonne raison mais ces mésaventures ont mis en péril ma situation financière au sein de mon foyer et mes créanciers. En effet, j’avais la charge de 2 enfants et l’emploi de ma compagne ne pouvait assumer cette situation. Notre famille a été confronté une situation très compliqué et nous avons du prendre des décisions très dures pour pouvoir se relever.

On avait des biens et les banques souhaitaient qu’on les revend pour créer de la trésorerie. Mais cela voudrait indiquer qu’on aurait perdu le fruit de plusieurs années d’économie et de travail. Cette idée était insupportable mais je n’avais pas de solution à ce moment. C’est un soir de septembre 2016, pendant une escapade avec des amis et des bières que j’ai longuement réfléchis sur ma situation et sur ce que je souhaitais pour mon futur. Ce fut une longue soirée où j’ai très peu dormi mais j’avais décidé qu’on ne subira pas cette situation. Et j’ai repris mon avenir en main et c’est là que j’ai exploité toute ma créativité pour affronter la suite: trouver les fonds et créer de la récurrence financière.

Face à un tel imprévu, il me fallait que je développe rapidement un revenu permanent et à cette époque mon père avait un camion et il cherchait à s’en débarrasser car il perdait de l’argent tous les mois en assurance. Alors, j’ai sauté sur l’occasion pour lui proposer une offre pour lui racheter son camion. Un fourgon de 12 m³. Vous pouvez vous interroger sur cet investissement un peu atypique et vous dire : Wouah! Qu’est-ce qu’il nous prépare? Je vous laisse imaginer l’état d’esprit de ma compagne car elle n’approuvait pas du tout le projet. Et ainsi développer mon nouveau business complémentaire : la location de camion avec un super storytelling.

2017 était une année mouvementée

Cette nouvelle année fut drôle en expérience car j’avais signé plusieurs contrats qui devaient me permettre de stabiliser mon entreprise. Mais ce fut la période où je me suis encore confronté à de nombreux retards de paiement et même des impayés. Autant vous laissez imaginer les conséquences pour ma situation financière. J’ai rapidement trouvé des alternatives pour ne plus subir les mêmes dérives. Malheureusement, quand on est une petite structure comme la mienne, on subit vite les tracas de la vie d’entrepreneur. J’ai donc diversifié mes activités dans la formation pour les étudiants ainsi que les professionnels, la location de camion avec sa belle histoire et maintenu mes prestations en marketing digital. Et pour accomplir quelques objectifs, le camion avait ce potentiel. Le véhicule avait plusieurs vocations: déplacer du matériel et des matériaux, me donner de la visibilité avec de la publicité sur la carrosserie puis générer une récurrence financière par la location entre professionnel et particulier. Le fourgon à été payé en 3 mois et ensuite, il nous permettait de générer des revenus toutes les semaines.

une nouvelle vocation imprévue

Alors, j’ai diversifié mes services au proposant de la prestation : graphique, web et de la formation. L’enseignement m’a permis de stabiliser mes revenus. À l’origine, cela devait être juste temporaire car mon début fut fastidieux, la préparation des cours était longue mais j’ai fini par trouver mes repères et y prendre gout. Et comme je voulais améliorer mes compétences en tant qu’instructeur, j’ai essayé de trouver des recettes miracles sur internet mais mes résultats de recherches étaient maigres. J’ai donc replongé dans le passé pour me souvenir du super cadre enseignant qui m’avait inspiré. J’avais le sentiment que mes professeurs étaient vraiment cool et pro. Je me suis rendu compte qu’être prof et bah! Ce n’est pas si simple. N’ayant pas eu la même formation, je ne pouvais rivaliser. Alors, j’ai fait le point avec mes qualités et mes défauts. J’ai imaginé des formations mixant coaching, impro théâtrale et travaux pratiques. Des cours que j’aurais aimés moi-même en profiter. Et ce programme a séduit les élèves puis les écoles. Et c’était un bon début.

2018 année plein de surprise

Après une fin d’année 2017 compliqué et mouvementé mais pleine d’aventure. J’ai vécu des pannes mécaniques, des déplacements, des apéros et de belles rencontres. L’année 2018 sera pour nous une belle explosion créative. Ce sera notamment le lancement des nouveaux programmes de formation, des MeetUp, mais surtout du projet « Créative Truck »
Le développement de la formation reste une bonne idée, j’ai développé mes cours et mes intervention à l’École Supérieure de Publicité et l’Université Lumière Lyon 2. Mais cela n’était pas encore suffisant, je devais encore trouver des solutions récurrentes.

Pour comprendre les projets suivant, j’ai mentionné en amont que nous avions acquis des biens : une petite grange et un terrain qui sont situés dans l’Ain. J’avais pour projet de transformer la grange soit en atelier ou en petit espace de coworking. Et le terrain nous permettra de concevoir une cabane de luxe. Et pour réaliser ces beaux projets, il faut de bon financement, du temps et du matériel.

Projet Atelier H dans l'Ain

Projet Atelier H dans l’Ain

 

Février 2018

Après une année de prospection et de réseautage sur le territoire Genevois. Je décide de prendre un bureau en colocation avec la société KYARR SOLUTIONS. Ce qui me facilite les démarches et me permet ainsi de travailler dans un cadre agréable. J’ai eu un coup de cœur pour cette ville qui me permet de trouver un mixte avec son lac, ses verdures et son dynamisme économique. C’est facile d’accès entre Lyon et la Suisse car il y a différent solution de transport.

De belle rencontre à Genève

Et pourtant, ce n’était pas gagné, on m’avait prévenu que de conquérir le cœur des Suisses n’était pas si simple. J’ai très vite compris la réalité du terrain. Et pourtant, je suis un optimiste persévérant et bah! J’ai dû m’armer de patience pour favoriser de belle rencontre. J’ai rencontré l’équipe du Meetup Geneva WordPress. J’ai aussi rencontré Laura Nathalie l’été passé lors des meetups de nomades digitaux organisés par Xenia (Aux Bonheurs Nomades) à Genève, j’ai été séduit et inspiré par sa joie, son énergie et son lifestyle. Elle m’a fait rêver avec son périple en vélo dans la Suisse. Puis j’ai eu la chance qu’elle m’interviewe sur mon activité.

Dans cette interview, je lui parle de mes débuts en tant que freelance, du fait d’être papa et entrepreneur, de ma façon de trouver des clients, de ma méthode d’enseignement et de mes projets géniaux comme le Creative trucks et de ma philosophie d’être toujours dans le partage.

P.S.: petit rappel, tu peux écouter ces interviews sur n’importe quelle application de podcast en cherchant « explorateurs de liberté » ou bien « Laura Nathalie »

Podcast à écouter

Un résultat inattendu

Mon expérience en Suisse est plutôt bizarre car mon objectif était de promouvoir mes programmes de formation autour du digital. Mais l’investissement en communication et l’énergie déployé sur le territoire Genevois n’a pas séduit les suisses mais la France. Car au mois de juin 2018, plusieurs centre de formation et des écoles m’ont sollicité pour acheter mes services. J’ai même eu la proposition d’embauche provenant de plusieurs StartUp que j’ai gentiment décliné car j’avais d’autre projet. Et c’est ainsi que j’ai conclus de gros contrat avec quelques centre de formation mais j’ai quand même signé avec une StartUp Grenobloise « ENZYM » dont le projet était à mon gout trop fun donc j’ai accepter de collaborer avec eux.

http://enzym.io

Auparavant, ma principale activité était d’accompagner des entreprises en marketing digital. Maintenant, c’est le rôle de formateur qui domine l’ensemble de mon travail.

Conclusion + surprise

En 2019, ce sera le lancement du projet « Creative Truck ». Je suis en pleine recherche d’un nouveau fourgon pour que cette école digital nomade se met en route.

Depuis quelque semaine,  je suis en négociation avec plusieurs chasseurs de têtes Suisses. Peut-être que l’aventure reprendra en 2019 dans un nouveau territoire.  

Mais gardez bien en tête que le plus grand ennemi à la réalisation de nos rêves, c’est nous-même. Alors crois en toi et fonce!

Rêve bien et à bientôt!

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