Je vais te dire un truc pas très glamour : mon meilleur outil en 2025, ce n’était pas Figma… c’était mon Quyên.
2025, je l’ai vécue comme un combat d’entraînement qui dure toute l’année. Pas celui où tu enchaînes des techniques spectaculaires devant un public admiratif. Plutôt celui où tu répètes les mêmes mouvements dans le silence du dojo, avec la sueur qui coule, et une présence qui fait ce qu’elle peut pour maintenir la concentration pendant que toi, tu gères l’essentiel : tenir ta garde.
Digital Truck a progressé plus lentement que prévu. Et quand tu es à la fois élève, instructeur, et parfois même le partenaire d’entraînement… tu comprends vite un truc : la technique ne suffit pas pour gagner le combat. La détermination non plus. Parce que tu peux avoir un kung-fu impeccable… et quand même te retrouver au tapis, chi épuisé.
Ce qui m’a permis de continuer, ce n’est pas une « technique secrète ». Ni un style nouveau et brillant. Ni une forme parfaite qui aurait l’air inébranlable.
Ce qui m’a tenue, c’est un truc beaucoup plus simple : un entraînement quotidien. Une discipline avec des fondamentaux. Une routine intérieure. Bref, un vrai wu de pratiquant (avec moins de performance, et plus de lucidité).
D’abord, il y a eu des partenaires fidèles. Dans le dojo, c’est un peu les sparring partners sur qui tu peux compter. Ceux avec qui tu sais que tu vas pouvoir t’entraîner sans craindre le coup bas. Quand l’année est compliquée, ce n’est pas « juste » du business : c’est un ancrage. Un rappel que tu ne t’entraînes pas pour rien.
Ensuite, il y a eu la diversification des styles : UX/UI, formations, maintenance WordPress. Pas pour collectionner des ceintures. Plutôt comme quand tu maîtrises plusieurs techniques avant d’entrer sur le ring. Un blocage, une esquive, une parade ? Tu ne panique pas. Tu as des réponses. Diversifier, ce n’est pas s’éparpiller. C’est élargir ton arsenal quand l’adversaire change de stratégie.
Il y a eu aussi un travail très concret sur mon book, mon CV, mon pitch. Là, on est sur un truc simple : quand tu es fatiguée, ton meilleur allié c’est la clarté du geste. C’est comme un mouvement épuré. Moins de fioriture. Plus de puissance. Moins de parade inutile. Plus d’efficacité. Moins de bruit. Plus d’intention.
Et puis il y a eu la routine physique : course, kung-fu, rugby. Dans mon parcours martial, c’est le moment où tu reviens aux fondamentaux, tu bouges, tu respires dans ton Quyên, tu remets le corps dans l’ici et maintenant. Parce que quand ton esprit commence à tourner en rond, le corps, lui, te ramène à ta posture de base.
Et surtout… il y a eu Florence. Ma partenaire et ma partenaire invisible. Le pilier silencieux. Dans le dojo, c’est la présence stable à côté, celle qui te tend une serviette au bon moment, celle qui te dit « ok, on reprend mouvement par mouvement », celle qui absorbe les coups pour que toi tu puisses continuer à combattre. On romantise souvent le guerrier solitaire. En vrai, beaucoup de victoires tiennent grâce à quelqu’un qui reste en retrait mais maintient l’équilibre.
Mon apprentissage clé, il est là : la performance, sur la durée, c’est de l’énergie et de la discipline. Pas du « je force ». Pas du « je frappe plus fort ». C’est de savoir tenir le combat longtemps sans épuiser son chi.
Et c’est exactement ça, pour moi, le Design Ops version kung-fu : pas des enchaînements rigides, pas une chorégraphie complexe. Plutôt un entraînement bien structuré et agile. Une armure souple. Un système qui t’empêche de perdre ta garde quand tu n’as plus d’énergie.
Du coup, si je devais te laisser un conseil actionnable (vraiment actionnable, pas une citation sur un rouleau), ce serait celui-là :
Choisis 3 Quyêns. Et tu les pratiques toute les semaines.
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- Un rituel « d’ouverture / de fermeture » de ta journée (10 minutes, pas plus).
- Un mini programme d’entraînement : 3 techniques réalisables (pas un enchaînement de 27 mouvements).
- Un travail corporel qui te reconnecte à ton centre (méditation, qi gong, étirements, ce que tu veux).
conclusion
Tu ne fais pas ça pour devenir « meilleure ». Tu fais ça pour rester centrée. Pour tenir ta garde. Pour continuer à livrer propre, même quand ta météo intérieure est agitée.
Parce que derrière chaque livrable nickel, chaque interface claire, chaque atelier bien mené… il y a souvent un truc invisible : un entraînement quotidien qui permet à quelqu’un de ne pas perdre l’équilibre.
Et toi, c’est quoi ton « Quyên » numéro 1 quand tu sens que tu perds ta garde ?